Zambie : une femme mariée décède au domicile d’un prêtre catholique, la justice conclut à une mort naturelle

En avril 2020, une affaire ayant suscité une vive émotion en Zambie a retenu l’attention de l’opinion publique. Monicah Mulenga, une femme mariée de 42 ans, est décédée après s’être rendue au domicile du père Abel Mwelwa, un prêtre catholique de l’église St Maurice, située à Lusaka, la capitale du pays.

Selon plusieurs médias locaux, Monicah Mulenga aurait expliqué à son époux qu’elle se rendait à une activité liée à la Ligue des femmes catholiques, mais elle s’est finalement retrouvée chez le prêtre. Après un malaise, elle a été transportée à l’hôpital, où son décès a été constaté.

À la suite de ce drame, une enquête officielle a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de sa mort et d’établir d’éventuelles responsabilités. L’affaire a rapidement attiré l’attention, notamment en raison de la relation présumée entre la défunte et le religieux.

Le mari de Monicah, Owen Mulenga, a déclaré publiquement qu’il était au courant d’une relation entre son épouse et le père Abel Mwelwa depuis plusieurs mois. Selon ses propos, il aurait découvert, dès novembre 2019, des échanges compromettants entre les deux sur le téléphone de sa femme. Il a affirmé que cette relation avait provoqué de graves tensions dans leur couple, au point qu’ils auraient envisagé le divorce avant de tenter une réconciliation.

Toujours selon Owen Mulenga, malgré ses avertissements, son épouse aurait continué à voir le prêtre, parfois sous prétexte de réunions religieuses. Il a également formulé plusieurs accusations personnelles concernant les circonstances du décès de sa femme. Toutefois, il est important de préciser que ces déclarations relèvent de ses propres allégations et n’ont pas été confirmées par la justice.

Après le décès, le prêtre aurait lui-même alerté d’autres membres de l’église, le mari de la défunte ainsi que la police, permettant son transfert à l’hôpital.

Dans le cadre de l’enquête, le père Abel Mwelwa a été temporairement suspendu de ses fonctions par les autorités ecclésiastiques pendant que les investigations se poursuivaient.

En février 2022, soit près de deux ans après les faits, la justice zambienne a rendu sa conclusion. Selon le médecin légiste d’État, Luchenga Muchelenganga, Monicah Mulenga est décédée d’un arrêt cardiaque soudain, sans qu’il soit possible d’en déterminer précisément l’origine. Aucune preuve n’a permis d’établir une responsabilité pénale du prêtre, qui a donc été libéré sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

Cette affaire, largement relayée dans plusieurs pays africains, a alimenté de nombreuses spéculations. Mais à ce jour, la seule conclusion officielle reste celle d’une mort naturelle, tandis que plusieurs accusations formulées publiquement demeurent sans preuve judiciaire.

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