Importer des véhicules et les revendre est l’un des marchés les plus rentables sur le continent Africain. En effet selon les medias internationaux et certains rapports sur l’exportation de véhicule en Afrique ce sont plus de 4 millions de véhicules d’occasion qui seraient exportés chaque année depuis l’Europe vers le continent Africain. Une activité qui demeure encore dans l’informel bien que fructueuse.

Certains investisseurs se posent la question de savoir comment fonctionne d’une part l’exportation de véhicule et d’autre part comprendre le transport maritime entre l’Europe et l’Afrique, de quels pays proviennent ses véhicules et dans quelle conditions ses engins sont transportés jusqu’en Afrique.

Qui sont les acteurs de ce commerce ?

En Europe Anvers et Bruxelles sont au cœur de cette activité. Dans le quartier de Heyvaert à Bruxelles, le long du canal, environ 200 entreprises achètent, vendent et exportent des véhicules d’occasion principalement vers l’Afrique en passant par le port d’Anvers.

Anvers se positionne comme un port polyvalent, à ce jour 2e port européen de conteneurs. Le port à conteneurs d’Anvers enregistre la croissance la plus rapide de tout le Nord-ouest européen en s’appuyant sur 5 terminaux. Le quart des exportations passerait par le port d’Anvers, soit environ 500 000 véhicules par an.

Les véhicules sont pour la plupart achetés en France et en Allemagne mais aussi aux Pays Bas pour ce qui est des poids lourd, en Belgique et même en Europe de l’Est notamment en Pologne. Ce commerce est animé par des centaines de garagiste en collaboration avec certains de leurs homologues situés en Afrique et surtout par quelques très gros négociants implantés sur le continent Africain.

Un corps de métier est au centre de ce commerce à savoir le transitaire qui a entre autre pour objectif, notamment, la réalisation pour un tiers des formalités de passage des véhicules d’un territoire douanier à un autre. Des transitaires comme M2R maritime jouent un grand rôle dans le transfert des véhicules vers l’Afrique.

A Anvers 57 % des véhicules sont exportés vers l’Afrique de l’Ouest, principalement la Côte d’Ivoire, le Benin, et bien d’autre pour ne citer que l’Afrique de l’Ouest francophone.

La première porte d’entrée des véhicules vers l’Afrique

Selon la CFAO (Compagnie française de l’Afrique occidental) 450.000 véhicules d’occasion sont écoulées en Afrique de l’Ouest chaque année. A Cotonou au Benin première porte d’entrée des véhicules d’occasion en Afrique de l’Ouest les autorités estiment les importations à plus de 340.000 véhicules chaque année.

La Cote d’Ivoire quant à elle a connu une importation de plus de 38.000 véhicules d’occasion en 2013, a affirmé le commissaire général du Salon international de l’automobile d’Abidjan, Morou Ouattara, annonçant ainsi une tendance « plus importante » en 2014 et bien plus en 2016.

Si l’importation des véhicules d’occasion est en hausse c’est grâce en partie à l’émergence d’une classe moyenne qui tire avantage de la forte croissance économique de certains pays d’Afrique.

Cependant un autre facteur pourrait expliquer ces importations massives de véhicule d’occasion. En Côte d’Ivoire par exemple la loi autorise l’importation des véhicules de plus de 5ans.Ainsi donc pour remplacer son parc automobile vieillissant l’Etat ivoirien à voter une loi permettant d’acheter sur les marchés Européens et Américains des véhicules d’occasion dont l’âge peut aller jusqu’à 10ans.

Selon certains expert du continent les grands groupes notamment CFAO pourraient « franchiser » les enseignes de vente de véhicule d’occasion, les réorganiser en les accompagnants sur le secteur des pièces détachés, le service après-vente avec notamment des garanties suggèrent t’ils.Ceci permettra aux enseignes de vente de vehicule d’occasion de sortir de l’informel.En attendant, l’informel a encore de beaux jours devant lui.

source: lebabi.net

Laisser un commentaire