Sénégal: Un gendarme se tire une balle dans la tête à quelques mois de la retraite

A Pikine, dans la banlieue dakaroise, un gendarme a commis l’irréparable. Maguette Mbaye, 63 ans, a mis fin à sa vie en se tirant une balle dans la tête ce lundi, à la Cité Lobatt Fall. Selon certaines sources, c’est vers 15 heures que le gendarme a mis fin à sa vie. Son corps a été trouvé à côté d’un véhicule de marque Clio, touchant les âmes les plus sensibles du quartier qui n’ont pu retenir leurs larmes.

Un suicide à quelques mois de la retraite

Ce lundi, avant que les sapeurs-pompiers n’arrivent, une foule s’était déjà précipitée sur les lieux, pour pouvoir, plus tard, s’enfler d’avoir été présent sur la scène du crime et avoir ainsi une histoire à raconter. Entre prières pour le repos de son âme et commentaires sur les causes probables de sa mort, les langues se liaient et se déliaient.

Pour le moment, les raisons du suicide du gendarme restent méconnues. Dans les colonnes de la Tribune, on peut lire que le limier était à quelques mois de la retraite. En outre, Maguette Mbaye ne jouirait pas de toutes ses facultés mentales car, selon la même source, il lui arrivait très souvent d’avoir des crises de dépression. Malgré tout, les raisons du suicide ne sont pas encore élucidées.

L’arme du suicide, une arme de service ?

Sur place, la question qui brûlait les lèvres des populations était de savoir si l’arme utilisée par le gendarme était son arme de service. Une question qui ne trouvera certainement réponse que lorsque les premiers éléments de l’enquête vont tomber.

Pendant près de deux heures, policiers et sapeurs-pompiers étaient sur les lieux. Lorsque la police scientifique est arrivée, ils ont mis une ceinture de sécurité, pris des photos du corps et de l’intérieur de la voiture du défunt.

C’est ainsi qu’ils ont fouillé la victime avant de trouver un chapelet, une pièce d’identité, des cartes de visites et une somme d’argent, entre autres, renseigne la même source. Le corps de la victime a ensuite été emmené dans un hôpital de la place.

Source: Afrikmag