• Vous êtes à votre première visite dans les locaux de l’AFI, que vous inspire l’évolution de cette association qui œuvre pour la défense des droits et intérêts des footballeurs ivoiriens ?

J’ai des échos du travail abattu par l’AFI. Je ne suis, peut-être, pas impliqué au quotidien, mais je reste solidaire des actions de l’AFI. Aussi, l’AFI m’a toujours soutenu dans tous mes projets et même dans le cadre de ma Fondation. C’est donc un plaisir d’être ici.

Salomon Kalou de passage à l'AFI
  • En sélection, vous avez toujours été ouvert aux visites de l’AFI. C’était, visiblement, une preuve de votre soutien ?

 Bien sûr. C’est une organisation qui aide énormément nos jeunes frères ici. En tant que footballeur professionnel ou ex-international, qui connaissons l’importance de l’AFI, nous avons se devoir de la soutenir pour le bien-être des footballeurs ivoiriens.  C’est ce que j’ai toujours essayé de faire.

  • Quels conseils donneriez-vous à ces jeunes-là, dans leurs rapports avec l’association afin qu’ils puissent s’en approprier véritablement ?

En termes de conseils, je leur dirai de croire en cette structure que leurs aînés ont mise en place. Ce sont des gens qui ont joué au haut niveau, et qui sont revenus au pays par la suite (…) Nos jeunes frères doivent comprendre que cette organisation a pour vocation de les aider à progresser. En un mot, c’est pour le bien-être du footballeur ivoirien.

Salomon Kalou de passage à l'AFI
  • C’est ce qui se fait en Europe, notamment aux Pays Bas, en Angleterre, France et en Allemagne, pour ne citer que les championnats que vous connaissez bien ?

En Hollande, les joueurs en activité s’acquittent des cotisations auprès de l’association locale. De sorte qu’à la fin de leur carrière, ils bénéficient d’une somme d’argent qui contribue à gérer leur retraite. C’est un bel exemple que l’AFI essaie de transposer ici en Côte d’Ivoire.  Nous saluons cette initiative. Nous avons besoin d’aider les autres, de leur tendre la perche. C’est important pour nos jeunes frères de le savoir.

  • C’est vrai que vous n’avez pas été en sélection depuis 2017, mais en tant que champion d’Afrique qui plus est un des meilleurs buteurs de l’histoire de l’équipe nationale, quel regard portez-vous sur le groupe actuel ?

Je suis les Eléphants. C’est une jeune génération qui se met en place. Il faut leur laisser le temps de s’installer. Ce sont des joueurs de qualité. Je pense qu’ils ont fait une bonne campagne à la CAN 2019. Ils ont même surpris certains. On les encourage.

Les Éléphants de Côte d'Ivoire
  • Votre retraite internationale n’a jamais été clairement indiquée. Les Eléphants et Salomon Kalou, c’est fini ou pas ?

Je suis parti après la CAN (2017). Ça c’était évident. C’était ma dernière CAN ; je l’ai même dit à la télé. Après, chaque chose en son temps. J’ai fait mon temps en sélection ; j’ai joué pendant dix ans en équipe nationale. J’ai connu beaucoup de joie. Nous avons gagné le trophée qu’il fallait (la CAN 2015). On pouvait en gagner plus. C’est mon avis.  Parce qu’avec le groupe qu’on avait, il y avait la possibilité de gagner deux voire trois trophées. C’est le seul regret qu’on peut avoir en tant que génération 2006.

  • Quels sont vos vœux de nouvel an à la population ivoirienne et à tous vos fans ?

Je présente mes vœux les meilleurs à toute la Côte d’Ivoire. Vœux de bonheur, de paix et d’amour. Que 2020 soit une année de bonheur pour tous les Ivoiriens.

Salomon Kalou sous le maillot des Éléphants