Un féticheur, qui prétend avoir administré ses pouvoirs et charmes spirituels il y a 29 ans pour propulser la Présidente du Parlement, Rebecca Kadaga, à une position politique, a décidé de la poursuivre en justice, exigeant le paiement de 200 millions de shillings pour violation présumée du contrat.

Selon le Daily Monitor, Damiano Akuze, dans une action intentée devant la Haute Cour de Jinja le 28 janvier, affirme que le 1 er septembre 1990, Mme Kadaga s’est approchée de lui dans son sanctuaire à Buwala, dans la zone de Bugand, dans le district de Kamuli en Ouganda pour l’aider à embrasser une carrière politique réussie.

Il révèle qu’il lui a administré un médicament traditionnel, ce qui l’aurait propulsée à un haut rang national.

Mercredi, la Cour n’avait pas convoqué la Présidente à présenter sa défense. Le tribunal fixera la date de l’audience après le dépôt de sa réponse à la plainte. Les efforts visant à contacter Mme Kadaga pour lui faire part des accusations ont été vains, étant donné qu’elle aurait présidé le Parlement toute la journée.

«La défenderesse (la présidente Kadaga) a demandé au plaignant (féticheur) de travailler sur elle afin qu’elle occupe un poste important au sein du gouvernement et qu’elle soit conduite dans un convoi comme une présidente. Le défendeur n’avait pas d’argent pour payer le plaignant à l’époque. Le plaignant a donc accepté de travailler avec elle à condition qu’elle le paie dès qu’elle obtiendrait le poste », affirme le féticheur.

“Le plaignant a travaillé sur la défenderesse (Mme Kadaga) pendant deux nuits les 1er et 2 septembre 1990, et la défenderesse a reconnu les bons soins que le plaignant lui a faits”, ajoute-t-il.

M. Akuze affirme que depuis que Mme Kadaga visitait son sanctuaire, il lui administre sa médecine traditionnelle. “En raison de ce qui précède, la défenderesse (Mme Kadaga) a exercé les fonctions de déléguée à l’Assemblée de l’Afrique de l’Est, de député, de ministre et actuellement de présidente du Parlement de l’Ouganda”, a-t-il déclaré.

«Immédiatement le 3 septembre 1990, la défenderesse (Mme Kadaga) a été appelée par le président Museveni et nommé ministre et a depuis lors occupé d’importants postes au sein du gouvernement», ajoute-t-il.

Akuze affirme que, depuis 1990, Mme Kadaga ne lui a payé que 1 million de shillings en octobre 2017, et a depuis refusé de lui verser le solde, soit 204,5 millions de shillings.

Il soutient que Mme Kadaga avait promis, en contrepartie de ses médicaments traditionnels, de lui construire une maison valant 100 millions de shillings, de lui offrir un camion benne, un terrain à 40 millions shs et quatre vaches, entre autres 204.5 millions shs.

«Le refus de la défenderesse (Mme Kadaga) de payer le plaignant (féticheur) constitue une violation du contrat, le plaignant ayant accompli tout son travail et administrant la médecine traditionnelle jusqu’en octobre 2017, tel que contracté par la défenderesse, cette dernière n’ayant pas payé le travail , a violé le contrat », déclare M. Akuze.

«Le plaignant (M. Akuze) a subi une angoisse mentale et des inconvénients pour lesquels la défenderesse (Mme Kadaga) est tenue pour responsable des dommages généraux», lit-on en partie.

Le féticheur dit qu’il présentera des preuves au cours du procès pour prouver que Mme Kadaga a violé le contrat.

source: afrikmag.com