M’Mah Sylla aurait été violée par des médecins dans une clinique et elle est décédée à la suite d’opérations. Voici les faits

M’mah Sylla est décédée à l’hôpital à la suite d’opérations, elles-mêmes consécutives à des viols commis à l’hôpital. Une vague d’émotion a déferlé sur les réseaux sociaux guinéens après la mort samedi soir d’une jeune femme. M’mah Sylla aurait été violée par le personnel d’une clinique privée, avant de subir un avortement et des complications graves.

Le visage et les selfies tout sourire de M’mah Sylla s’affichent partout sur les réseaux sociaux. « Justice pour M’mah Sylla », tel est le message largement partagé ce week-end par les internautes guinéens.

Cela faisait un mois que la Guinéenne de 25 ans était soignée à Tunis après des violences sexuelles et médicales subies dans une clinique privée de Guinée. Cette histoire tragique a provoqué l’indignation dans son pays.

« Moi-même je suis extrêmement en colère, je suis extrêmement émue, confie Malado Kaba, membre du Groupe de réflexion et d’Influence des femmes. Je pense que c’est [cette réaction collective, ndlr] aussi un premier signe positif, il y a une prise de conscience, on ne veut plus jamais voir ça. Cela montre une première avancée : briser le silence est extrêmement important. »

La mort de M’mah Sylla a fait réagir jusqu’à la classe politique. Dans un communiqué, le Premier ministre a présenté ses condoléances au nom du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya. Il a été demandé à la ministre de la Justice de prendre toutes les mesures urgentes afin d’accélérer l’enquête en cours. 

M’mah Sylla est devenue un symbole des violences faites aux femmes. « Ces dernières années, la Guinée a connu beaucoup de cas symboliques comme ça, de jeunes femmes, battues à mort et j’en passe et M’mah Sylla est un cas parmi tant d’autres, déplore Fatou Souaré Hann, directrice exécutive de l’ONG Wafrica Guinée. Il faut savoir que la Guinée est un pays où la violence faite aux femmes est endémique. Il faut que ça s’arrête, et pour cela, la solution est très simple : il faut combattre l’impunité. »

Plusieurs initiatives ont été lancées, notamment une pétition en ligne pour appeler à lutter contre le viol.

source: RFI

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