Le vice-Président de la République a réceptionné le Prix de la lutte contre la corruption décerné à la Côte d’Ivoire

Le vice-Président de la République, S.E.M. Daniel Kablan DUNCAN, a reçu la visite du Ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, M. Ally COULIBALY, venu lui remettre, en l’absence du Chef de l’Etat, S.E.M. Alassane OUATTARA, le Prix de la Lutte contre la corruption décerné à la Côte d’Ivoire par l’Union africaine, lors de la clôture de sa 32ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, le lundi 11 Février 2019, à Addis-Ababa, en Ethiopie.  

La remise du Prix au vice-Président de la République a eu lieu ce mercredi 13 février, au Palais de la Présidence, en présence du Ministre d’Etat, Ministre de la Défense, M. Hamed BAKAYOKO, assurant l’intérim du Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat.

Avant de remettre le Prix au vice-Président de la République, M. Ally COULIBALY a indiqué qu’il intervient dans la droite ligne de la tradition de l’UA qui attribue, à la clôture de chaque sommet, des prix à des Etats membres et à des personnalités, en guise de reconnaissance des efforts accomplis dans différents domaines correspondant aux axes stratégiques définis dans l’agenda 2063 ; l’agenda 2063 de l’UA qui consiste à accélérer et faire aboutir le développement de tout le continent africain dans les cinquante prochaines années.

Ce trophée a été décerné cette année à la Côte d’Ivoire parce que le pays s’est distingué dans lutte contre la mauvaise gouvernance et la corruption, dont il a fait « une de ses grandes priorités », a expliqué le ministre de l’Intégration africaine. 

Prenant la parole, le vice-Président de la République s’est dit « très heureux » de recevoir, au nom du Président de la République, ce prix « obtenu de haute lutte ». 

Le vice-Président DUNCAN a soutenu que c’est la reconnaissance du « combat héroïque » mené par le Chef de l’Etat et de tous les efforts fournis par le gouvernement en vue d’endiguer la corruption, à travers notamment la mise en place de plusieurs instruments et institutions au nombre desquels il a cité la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, la Cour des Comptes, l’Inspection générale d’Etat, la Commission d’Accès à l’Information d’Intérêt public (Caidp).

Hormis la lutte contre corruption, le vice-Président de la République a indiqué que l’autre chantier pour lequel la Côte d’Ivoire a été distinguée est celui de la valorisation des conditions de la femme vue comme un des critères essentiels de la bonne gouvernance.

Au-delà du Prix de l’Union africaine, le vice-Président de la République a énuméré bien d’autres distinctions qui corroborent la performance du pays en matière de gouvernance, à savoir : le Doing Business de la Banque mondiale où la Côte d’Ivoire s’est classée 3 fois parmi les 10 premiers réformateurs dans le monde, en 2014, en 2015 et en 12018 ; le Millenium Challenge Corporation (MCC) des Etats-Unis où la Côte d’Ivoire a rempli 14 des 20 critères pour décrocher le Compact qui en est le point d’achèvement, assorti d’un don de 525 milliards de dollars du Gouvernement américain; le classement au 22ème rang des Etats par la Fondation Mo Ibrahim au bout des 5 dernières années ; etc. 

A noter que l’attribution du Prix de l’UA relève plus spécifiquement du Forum des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Mécanisme africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), mis en place en 2003 et qui, en marge du 32ème sommet de l’UA, se réunissait en sa 28ème session.

Le MAEP est un dispositif de contrôle visant à favoriser la bonne gouvernance en Afrique. C’est un instrument établi d’un commun accord, auquel les Etats membres de l’Union africaine adhèrent volontairement en vue de favoriser l’adoption de mesures, normes et pratiques conduisant à la stabilité politique, à la croissance économique, au développement durable et à l’accélération du processus d’intégration économique régionale.

LE SERVICE COMMUNICATION

source: news..abidjan.net