Le Film « Les trois lascars » : Découvrez les Tchiza à l’œuvre.

Après la 27e édition du Fespaco où il a remporté le Prix spécial CDEAO, le film ‘’Les trois lascars’’ du réalisateur Boubacar Diallo est à l’affiche à partir de ce vendredi 5 novembre dans les salles de cinéma à Abidjan et dans 12 autres pays africains.

Avant la grande première au cinéma Majestic Ivoire ce soir, il y a eu la projection presse du film, le mercredi 3 novembre 2021 dans les locaux de Canal+ Côte d’Ivoire dont la maison mère est coproductrice du long métrage : une belle satire de la société africaine qui traite du phénomène de l’infidélité et principalement des ‘’Tchiza’’.

C’est  un film qui se situe entre la défense et l’encouragement du phénomène ‘’Tchiza’’ (seconde épouse non officielle). Sur cette épineuse question, le réalisateur burkinabè Boubacar Diallo a son idée. « Il n’y a pas de sujets tabous. On peut rire de tout », lance-t-il avant de poursuivre : « Notre cinéma essaie de traduire la société africaine telle qu’elle est, et montre comment elle évolue. Parce qu’elle n’est pas statique. C’est un peu ces différentes couleurs qu’on essaie de porter à l’écran ».

La séance presse s’est déroulée devant quelques acteurs du film comme Mahoula Kane, Eva Guéhi, Alisar Zena et Kadhy Touré. Le sujet du film divise même au sein des acteurs. « Laissez les gens vivre ce qu’ils pensent. Il y en a qui savent qu’ils sont trompés, mais ils vivent avec. Pour moi, il faut être vrai et non faux », déclare Eve Guéhi. « Je ne juge pas. Si une fille a décidé de faire la Tchiza, c’est son histoire », tranche pour sa part, Alisar Zena. « Nous avons essayé de picorer dans la société pour prendre des cas pratiques différents pour que chacun puisse se retrouver et donner son avis. C’est le genre de film dont on ne sort pas sans donner son avis. On sait qu’à Ouaga le débat a déjà eu lieu et à Abidjan il va se poursuive », estime Boubacar Diallo, actuellement à Abidjan, mais qui doit repartir aussitôt pour la grande première de Ouagadougou de son film ce samedi 6 novembre.

L’excellente comédie ivoiro-burkinabè d’1h30 a coûté 200 millions de FCFA. Il a bénéficié des financements de Canal+ et de ‘’Les films du Dromadaire’’, la structure du réalisateur burkinabè. Ce dernier a fait un travail impeccable dans la direction des acteurs qui ont été remarquables dans leur jeu. Co-écrit par Diallo et Axel Guyat, le film bénéficie d’un dialogue net et bien rédigé.

Pour la trame, il s’agit de trois amis qui, sous la pression de leurs maitresses, leurs ‘’Tchiza’’, organisent une virée extraconjugale hors de Ouagadougou. Une mission à Abidjan est l’alibi parfait auprès de leurs femmes. Malheureusement, ils apprendront à leur dépens que l’avion qu’ils étaient censés emprunter pour la capitale ivoirienne, a crashé et qu’il n’y a pas de survivant.

Le film ‘’les trois lascars’ arrivent après ‘’Le Bonnet de Mobibo’’, une autre comédie à succès du réalisateur burkinabè. Journaliste de formation, Boubacar Diallo s’est découvert une passion pour cinéma il y a longtemps. Ses projets du 7e art sont produits par ‘’Les Films du Dromadaire’’, sa société créée en 2005. Il est l’auteur des fictions et documentaires « Traque à Ouaga » (2004), « Dossier brûlant (2005), « Code phénix » (2005), L’or des Younga » (2006), « Série noire à Koulbi » (2006), « Mogo-Puissant » (2007), « Sam-le-caïdé (2008), « Cœur de Lion (2008) et « Le bonnet de Modibo » (2018).

source: topvisages.ne