La princesse Märtha Louise de Norvège dénonce le racisme dont est victime son compagnon

La princesse Märtha Louise de Norvège explique comment le couple qu’elle forme avec l’Américain Durek Verrett lui a ouvert les yeux sur le racisme qui persiste à l’égard des Noirs.

Après Meghan Markle, au tour de la princesse Märtha Louise de briser le silence sur le racisme dont souffre encore la communauté noire, aux États-Unis comme partout ailleurs. Ce jeudi 4 juin sur Instagram, la fille aînée du roi Harald V de Norvège a voulu témoigner du racisme dont son compagnon, Durek Verrett, fait l’objet au quotidien.

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Being @shamandurek ‘s girlfriend has given me a crash course in how white supremacy is at play and the way I have consciously and subconsciously thought of and acted towards black people. How I have taken my rights for granted – never looked properly at what racism really is, because it has been comfortable for me that the system is in place. I am not proud of it, but I realize I need to grow into understanding this deeply rooted system to be able to be part of the dismantling of it. I, as a white person, need to grow, educate myself and become better and move from being against racism to being anti-racist. Racism is not just the obvious (which I thought it was), of the openly discrimination, mistreating and killing of black people which is easy and obvious to take a stand against. It is in the details (which I had no idea still existed). It is in the way people shy away from Durek. How friends assume he lies about everything. That he is evil for being kind. The words muttered under their breath, making it perfectly clear to him that he does not have a natural place at the table. People at high places saying “How dare you think I would touch your hand?” when he reached out his hand to say goodnight (pre Covid-19). People thinking they aren’t racist, but don’t know anyone with a different skin color than their own, apart from the people working for them. How it is assumed that Durek is not a good person who actually loves me, but has manipulated me into loving him and keeps manipulating me in our relationship. How he will exploit me financially. The press presents him as a liar, being violent and a threat to my family and myself, sharing scrupulously his X’s story without checking facts, because it supports the belief system already in place about him. THAT IS RACISM! We have both received death threats for being together and have weekly been told that we shame our people and families for choosing each other. The reality of it all is that I love how he holds space for me as a woman, listens to my wisdom and shows up for me and my girls. I love how he shares his wisdom with the world CONTINUES IN COMMENTS 👇

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La princesse de 48 ans dit avoir ouvert les yeux sur le racisme depuis qu’elle partage la vie de Durek Verrett, un chaman californien connu notamment pour avoir été le gourou de Gwyneth Paltrow. Dans un post Instagram, elle confie : «Être [sa] petite amie m’a appris beaucoup sur la suprématie blanche et sur la façon dont j’ai consciemment ou inconsciemment pensé et agi envers la communauté noire.» «Je n’en suis pas fière, mais je me rends compte que j’ai besoin de mieux comprendre ce système profondément enraciné pour pouvoir participer à son démantèlement. En tant que personne blanche, j’ai besoin de m’éduquer, de devenir meilleure et de ne plus être seulement contre le racisme mais de devenir anti-raciste», poursuit-elle.

« Nous avons tous les deux reçu des menaces de mort »

Märtha Louise de Norvège et son compagnon, le chaman californien Durek Verrett. (New York, le 29 juin 2019.)
Abaca

Pour Märtha Louise de Norvège, le racisme s’exprime non seulement par de la discrimination pure mais aussi par des mini détails tout sauf anodins. Parmi lesquels «la façon dont les gens évitent Durek», «les amis qui supposent qu’il ment à propos de tout», «les gens en haut placés qui lui disaient « Comment osez-vous penser que je serre votre main? » quand il tendait la main pour dire bonsoir (avant la crise du Covid-19)». «Les gens pensent qu’ils ne sont pas racistes, mais ils ne connaissent personne avec une couleur de peau différente de la leur, à part les personnes qui travaillent pour eux», dénonce-t-elle.

L’ex-épouse de l’écrivain défunt Ari Behn regrette aussi les spéculations de certains qui prétendent que Durek Verrett cherche, en réalité, à l’«exploiter financièrement». «Nous avons tous les deux reçu des menaces de mort pour être ensemble et chaque semaine on nous dit que nous devrions avoir honte pour notre peuple et nos familles d’être ensemble», déplore-t-elle. Des critiques qui n’auront pas eu raison de son couple.

source: madame.lefigaro.fr