La dame âgée avec qui je suis en couple m’interdit de faire un enfant.

Voici l’histoire de K. Constant (nom changé pour garder l’anonymat de l’intéressé) telle qu’il a exigé que nous la portions à la connaissance du public. ‘’J’étais serveur dans un maquis à Marcory en 2012 quand je fis la rencontre de B. Marguerite une femme métisse, puissante sous-directrice d’une banque de la place.

J’ai aujourd’hui 28 ans et B Marguerite en a 53. Cette rencontre eut lieu dans un bus. Vous vous surprendrez certainement que ce fut dans un bus. Elle a dû m’expliquer plus tard comment elle s’est retrouvée ce jour-là dans ce bus qui est le moyen de déplacement de nous autres, moins nantis. B Marguerite possédait en réalité une Mercedes ‘’phares ronds’’ ; belle femme, très séduisante mais après la mort de son époux, personne ne l’approchait.

Elle se plaignait presque tout le temps à l’un de ses collaborateurs pour savoir si elle n’était plus séduisante au point de ne plus attirer l’attention d’un homme. Le collaborateur lui a simplement conseillé d’abandonner pour quelques jours la grosse Mercedes et d’emprunter l’autobus pour ainsi affronter le grand peuple. C’est ce qu’elle fit et ce jour-là, je ne sais par quelle témérité j’abordais la superbe dame qui se trouvait être ma voisine dans le bus numéro 32 en partance pour Koumassi. Oui je le confesse, j’eus ce courage que je ne m’explique pas encore.

Toujours est-il que B Marguerite qui était en quête de ‘’proie’’ ne fit pas grande difficulté. Dans la petite causerie que j’engageai, le courant passa ; nous causâmes comme de vieux amis. Avant que je ne descende au niveau de Marcory ‘’Ahoussabougou’’, nous échangeâmes les contacts et c’était là le début d’une aventure sublime. Je ne lui cachai pas que j’étais serveur dans un maquis à Marcory.

Nos relations évoluèrent et elle fut même l’une de mes clientes dans l’espace de loisirs où je me débrouillais. Bien plus tard, je devins son amant. Je fus à la hauteur de ses attentes. Ses enfants dont certains avaient mon âge étaient tous en France, pays dont ils ont tous la nationalité ; je pouvais donc me mettre à l’aise chez elle à Biétry.

Mais la plupart de nos rencontres se faisaient à l’extérieur. Avec tous les moyens qu’elle mettait à ma disposition, j’avais laissé tomber le job de maquis. J’y étais devenu moi-même client désormais, bien entendu sous un nouveau jour. Mais étant dans le besoin, je ne pouvais imaginer la jalousie obsessionnelle de ma ‘’gnannhi’’.

Je devais être disponible pour elle, de jour comme de nuit. Je dus même me séparer de Patricia, ma petite amie qui partageait ma petite vie de galère. J’avais beau rusé pour ne pas m’afficher avec Patricia, B Marguerite arrivait toujours à le savoir. Elle avait des ‘’antennes’’ partout, y compris dans mon propre quartier. Terrible, c’était terrible, je vivais un véritable enfer. Avec son autorisation, j’ai pu déménager pour Yopougon où j’habite un studio. Elle m’a financé pour la mise sur pied d’une cabine de transfert d’argent.

Je m’en sortais bien. Mais malgré cela, elle me donnait tout, elle m’a même offert une voiture ‘’France au revoir’’ de qualité mais le comble, je ne devais pas faire d’enfant avec quelque fille que ce soit. Ce serait le signe que je la trompais avec une autre femme. Je n’ai que 28 ans et pas d’enfant. Elle me tuerait si j’osais faire un enfant, m’a-t-elle confié avec autorité.

Que faire ? Je réalise maintenant que la vie de ces autres nombreux gigolos ne doit pas être rose. Rompre avec elle et revenir dans la galère ou subir ce drame qui me ronge la vie à petit feu ? Difficile dilemme’’.