Une femme, vendeuse des beignets a été arrêtée à Ouenzé dans le cinquième arrondissement de Brazzaville, soupçonnée de faire pipi dans la pâte de ses beignets très prisés par ses clients. Certains de ses clients, venaient d’autres quartiers de la ville, à cause de la saveur exceptionnelle de ses beignets. Une dispute avec son féticheur a été la cause de cette arrestation.

Maman Vero, la cinquantaine révolue fait l’objet d’une enquête par les agents du commissariat de Ouenzé . Elle est soupçonnée de mélanger avec ses urines, la farine avec laquelle, elle fait ses beignets tant aimés par ses clients. Une patrouille de police a intervenu à son domicile quand ses voisins et clients tentaient de la lyncher, après avoir appris la nouvelle.

Depuis plus de 15 ans, Maman Vero avait fait du commerce des beignets son gagne pain, et tous les voisins de la rue Babembé et Miadeka ne juraient que par son nom. Certains qui ont quitté le quartier, venait chaque matin se ravitailler pour ne pas couper totalement le cordon ombilicale.

Grâce à ce commerce, Maman Vero soutenait son mari, ex agent du Cfco et avait pu envoyer deux de ses enfants en Europe.

Un homme qui se dit féticheur a fait courir dans le quartier la rumeur selon laquelle, les beignets de Maman Vero étaient si bons, grâce aux urines qu’elle mélangeait avec la patte. Une affirmation qui a créée de l’émoi et provoquée la colère des voisins qui ont attenté à la vie de Maman Vero.

Une accusation que la concernée rejette, et met dans le compte de la jalousie et mauvaise foi du prétendu féticheur. Maman Vero, reconnaît s’être rendu une fois consulter ce féticheur, à la demande d’une de ses filles vivant en France, et qui traversait un moment délicat spirituellement. Mais très vite, elle s’est rendu compte d’être en face d’un escroc et n’y est plus jamais retournée. Le fameux féticheur n’a jamais apprécié ce acte de Maman Vero, considéré comme une ignorance à ses puissances.

Maman Vero qui se dit chrétienne pratiquante, a rappelé aux policiers sa longévité dans son commerce, et surtout sa complicité avec ses clients dont certains sont devenus comme sa famille. Des déclarations qui ont poussé la police à douter des accusations du féticheur et a ouvert une autre ligne d’enquête sur lui.

Dans le quartier, les avis sont divisés entre les pro et ennemis de Maman Vero. Au Congo, les gens facilement se laissent emporter par la rumeur et prononcent un verdict sur sa base, lésant généralement des innocents.

Stéphanie Mabonzo

Source: lolakayacongo.net