Mariage – Côte d’Ivoire « les femmes sont responsables des divorces dans les foyers selon un Avocat », pas les hommes

Un constat s’impose. Le taux de divorce en Côte d’Ivoire ne cesse de grimper depuis quelques années. Selon l’Avocat Jean-Jacques Allouko, ce sont les femmes qui sont responsables de ce phénomène. Le mariage est une institution sérieuse à préserver aussi bien pour les enfants, les conjoints eux-mêmes que pour une nation.

En effet, une nation, au sein de laquelle toutes les personnes mariées se séparent, n’augure pas d’un lendemain meilleur. En effet quand les parents sont divorcés, cela a nécessairement une incidence négative sur l’éducation des enfants, alors que ces mêmes enfants sont appelés à être des cadres, des dirigeants demain. Malheureusement, force est de constater que le mariage ne résiste plus au temps. Ils sont de plus en plus nombreux, ces couples, notamment jeunes, qui divorcent juste après quelques années, voire quelques mois de mariage.

« Nous traitons de nombreux dossiers de divorce. Nous n’avons pas les statistiques exactes, mais la majorité des cas concerne des couples de jeunes dont l’âge varie entre 30 et 40 ans. Parmi ces couples, certains ont moins d’une année de mariage »,  Confirme Me Jean-Jacques Allouko, membre du conseil de l’Ordre des avocats, dans une interview accordée à Nord Sud. Les causes profondes de la précarité du mariage des jeunes, à en croire l’Avocat qui revendique plusieurs années d’expérience, sont d’ordre comportemental et psychologique.   « Il n’y a plus de tolérance au sein des foyers, tous les sujets sont matière à discussion, parce que les époux n’ont pas mis assez de temps pour mieux se connaître et s’apprécier. Beaucoup de jeunes entrent dans le mariage avec leurs habitudes comme s’ils étaient toujours célibataires. Et pourtant dans cette vie à deux, il faut tenir compte de l’autre, s’assurer que son comportement à soi n’est pas préjudiciable à l’autre»,   explique-t-il.

Les femmes intellectuelles en question Fait on ne peut plus curieux, dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui demandent le divorce. « Parmi les dossiers que nous traitons, les demandes en divorce émanent le plus souvent des femmes. Il arrive que se soient les hommes, mais à un degré moindre », révèle Me Allouko. Toutefois, ce n’est pas n’importe quelle femme qui est apte à solliciter la rupture. A y voir de près, celles qui sont identifiées ont un pédigree assez particulier. « Nous avons affaire aux personnes dites intellectuelles, c’est-à-dire les personnes qui travaillent et qui ont une bonne situation sociale », précise notre Avocat.

Ce critère de choix (femmes intellectuelles), pousse naturellement à conclure que ces femmes divorcent parce qu’elles ont une bonne connaissance de leurs droits et de la loi qui régit le mariage. « Je ne crois pas que cela soit exact, réfute Me Jean-Jacques Allouko. Quand nous recevons les clients et que nous les écoutons, nous nous rendons compte qu’ils ne connaissent pas les dispositions de la loi relative au divorce. » A propos, selon la loi n° 64-376 du 7 octobre 1964 relative au divorce et à la séparation de corps, modifiée par la loi n° 83-801 du 2 août 1983, puis modifiée et complétée par la loi N° 98-748 du 23 décembre 1998, les juges peuvent prononcer le divorce ou la séparation de corps dans les cas suivants : – à la demande d’un des époux pour cause d’adultère de l’autre ; pour excès, sévices ou injures graves de l’un envers l’autre ; lorsque le conjoint a été condamné pour des faits portant atteinte à l’honneur et à la considération ; s’il y a abandon de famille ou du domicile conjugal quand ces faits rendent intolérable le maintien du lien conjugal ou de la vie commune.

-à la requête conjointe des époux après au moins deux (2) années de mariage ; lorsqu’ils consentent mutuellement à rompre le lien conjugal. En dépit de ces dispositions, il est souhaitable que les personnes qui se marient ne divorcent pas. Car le mariage n’est pas un exercice de maison, mais un examen final.

Alors, vous en pensez-quoi ?

source: ivoirematin.com