Côte d’Ivoire : Une mystérieuse maladie fait plus de 30 morts à Yérétiélé (Nord)

Une énigmatique maladie fait rage dans le département de Dianra au nord-ouest de la Côte d’Ivoire dans la région du Béré. Notamment à Yérétiélé où l’on a enregistré trente cas de décès depuis juillet 2019.

Selon Blaise Kouadio Kouakou, infirmier au Centre de santé urbain (CSU) de Dianra, « depuis la semaine dernière j’étais permissionnaire et un de mes collègue m’a fait savoir qu’il recevait des patients avec des œdèmes (enflures) au niveau du visage, des membres supérieurs et inférieurs. A mon retour le mardi 20 août 2019 j’ai constaté les faits. En effet, c’est plus récurrent dans un seul village où il y a eu plus de trente cas de décès déjà. Il s’agit de Yérétiélé, situé à environ 30 km de Dianra. Tous les patients qui viennent de ce village présentent les mêmes symptômes. Nous avons informé notre directeur départemental du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique qui est venu constater ».

« A l’analyse des faits, on ne connait pas l’origine mais nous nous sommes dit que c’était lés aux herbicides qu’ils utilisaient dans les champs. Cependant la majorité des patients interrogés réfutent cette hypothèse. Ils affirment que pour cette année 2019 ils n’ont jamais été en contact avec ces produits. Ils ne consomment que l’eau des pompes villageoise. Donc jusque-là, nous ignorons l’origine du mal », fat il observer la gorge nouée.

« Nous attendons donc les résultats des prélèvements afin de mieux secourir les populations. Il y a déjà plusieurs cas de décès dans le département. Dont un cas ce mercredi 21 août à l’hôpital. Le mardi 20 août il y a eu un cas de décès venant de Dalagbé. Récemment il y a eu un décès à Gbatosso, situé à 1,5 km de Dianra ; un cas à Kansokoura, deux cas à Fassonguikaha etc », déplore l’infirmier.

Selon un habitant de Linguédougou, village situé à 2 km de Dianra, « la population est traumatisée par cette pandémie qui continue de sévir dans notre département. Ici, nous avons enregistré trois décès. Une fois à l’hôpital, le patient meurt au de 48 heures ».

« Ils disent qu’au départ les œdèmes ne sont pas accompagnés de douleur. Ce n’est qu’en phase terminale que la personne ressent quelques douleurs et la respiration devient difficile. Il n y a pas de diarrhée. Nous demandons à la population de venir à l’hôpital dès les premiers signes même si nous n’avons pas le traitement approprié pour l’instant », a invité Kouadio Kouakou.

Karina Fofana

source: afriksoir.net