Côte d’ivoire: 7 personnes meurent après avoir mangé le chat du féticheur.

Si les Ivoiriens affectionnent tant la viande de brousse aulacode (agouti), antilope…, certains préfèrent la viande de serpent ou encore de chauve-souris. D’autres trouvent leur plaisir en mangeant la viande de chien ou de chat qu’ils appellent affectueusement ‘’Grégoire’’. Et c’est le dernier cité qui conduira à la perte de plus de dix jeunes dans la village d’Adjahui Coube situé dans la commune de Port Bouet.

Avec une fabrication à l’ivoirienne d’un piège appelé ‘’vidéo’’, ils arrivent à capturer aussi facilement l’animal. Une caisse en bois pour la plupart du temps, faite en forme de rectangle avec un intérieur pouvant contenir le chat, au fond de la caisse l’appât (de la viande ou du poisson), lié par un fil à la fermeture du piège et dès que l’animal tire sur l’appât le piège se referme sur lui. Quand ils arrivent, ils couvent l’entrée d’un sac, ouvrent le piège et lorsque le chat passe dans le sac le bout est attaché et l’animal est sommé.

Le chat d’un féticheur à Adjahui-Coube fera l’amer expérience de ces génies mangeurs de chats le 11 mai 2020 dernier. Selon les sources bien introduites, un groupe de jeunes ayant tué un chat, feront le nécessaire et pendant la cuisson ils vont se retrouver dans un bistrot pour ‘’creuser’’ un peu (une sorte d’apéro, le Koutoukou ou liqueur africaine) comme on le dit en Côte d’Ivoire. Ce nectar tant prisé par les jeunes pour son coût à portée de toutes les bourses ; un petit verre appelé dans le jargon Ivoirien ‘’tir’’ est à 100 FCFA.

Après avoir pris la dose quotidienne, les mangeurs de chats, reviendront au point de départ, c’est-à-dire à la cuisine où le mets succulent les attendait. C’est pendant le repas qu’un d’entre eux est pris d’un malaise, il est conduit d’urgence à l’hôpital dudit village et en chemin un autre pique une crise et tombe.

Comme une programmation, depuis cette date du 11 mai jusqu’à ce jour, 7 personnes y ont perdu la vie. « Nous sommes de jour en jour inquiets et nous continuerons de nous interroger sur ce qui nous arrive », a laissé entendre un témoin des faits. Retrouvez plus de détails sur cette affaire dans le magazine Allo Police numero 541