J’ai été vite livrée à moi-même, mon père est décédé quand j’avais 12 ans, en classe de 4e. Il avait été licencié sans préavis, n’ayant pu supporter le choc de la nouvelle, il est mort quelques mois plus tard.

Ma mère, celle qui me faisait nourrir l’espoir d’un lendemain meilleur, n’a pas tenu longtemps. Pendant les vacances scolaires, elle a contracté le cancer du col de l’utérus et a suivi mon père dans la tombe.

Ma tante, la petite sœur de ma défunte mère vivait avec nous, mon frère et moi. Elle me faisait faire des corvées à longueur de journée.

La rentrée approchait et je travaillais chez une dame comme servante pour financer ma scolarité et celle de mon petit frère.

Dieu merci, j’ai obtenu mon Brevet d’Etude de Premier Cycle (BEPC). Mais la vie devenait difficile et ma tante ne ménageait aucun effort pour nous venir en aide.

J’étais livrée à moi-même et devais gérer aussi les problèmes de mon petit frère. Fatiguée de faire la bonne chez les gens, j’ai commencé à sortir avec les hommes pour m’entretenir.

Ce que je recevais de la part des hommes suffisait à peine pour couvrir les besoins de mon frère. J’en voulais plus mais comment faire ?

Une amie de l’école m’a emmené voir un féticheur qui m’a donnée un produit pour obtenir plus de faveur matérielle auprès des hommes.

L’affaire marchait très bien, tous mes vœux étaient exaucés. Mais la chose bizarre, après les ébats avec mes ¤artenaires, ils mouraient.

Au fil du temps je ressentais de plus en plus, le besoin d’avoir des rapports. Je suis alors retournée voir le féticheur pour essayer de trouver une autre solution.

Dans nos échanges, le féticheur m’a avoué que le produit que j’ai mis dans l’utérus était en réalité un serpent qui se nourrit uniquement de sp”rme.

Je suis perdue, j’ai vendu mon âme au diable par naïveté. Je dois avoir cinq à six rapports dans la journée pour nourrir la bête qui est en moi.