Photo d’illustration: Le Canada a récemment procédé à l’expulsion de 366 ressortissants nigérians, tandis que 974 autres personnes originaires du Nigeria sont actuellement sous le coup d’une procédure de renvoi en cours, selon des données issues des services canadiens de l’immigration. Ces chiffres, qui couvrent une période allant de janvier à octobre 2025, s’inscrivent dans un durcissement visible de la politique de contrôle migratoire menée par Ottawa face à l’augmentation du nombre de personnes en situation irrégulière sur son territoire.
Des ordres de renvoi déjà actés
Les 974 Nigérians mentionnés ne sont pas de simples suspects d’expulsion. Ils font partie de ce que les autorités appellent le groupe des personnes en « removal in progress », c’est-à-dire des individus ayant déjà reçu une décision officielle de renvoi, mais dont l’expulsion n’a pas encore été exécutée pour des raisons administratives, juridiques ou logistiques.
Dans la majorité des cas, ces situations concernent des demandes d’asile rejetées, des dépassements de durée de séjour, ou des infractions aux règles d’immigration canadiennes.
Le Nigeria parmi les pays les plus concernés
Avec ces statistiques, le Nigeria figure désormais parmi les nationalités les plus touchées par les expulsions depuis le Canada en 2025. Une position qui reflète à la fois l’importance de la diaspora nigériane au Canada et la pression accrue exercée sur les services d’immigration face à l’augmentation des demandes d’asile ces dernières années.
Les autorités canadiennes rappellent que chaque dossier fait l’objet d’un processus légal, incluant des possibilités de recours, avant toute expulsion effective.
Pourquoi cette hausse des expulsions ?
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance :
- la volonté du gouvernement canadien de réduire l’arriéré des dossiers migratoires ;
- les pressions liées au logement, à l’emploi et aux services sociaux ;
- un recentrage sur l’application stricte des décisions d’immigration déjà rendues.
Il est important de noter que ces expulsions ne remettent pas en cause la politique d’immigration globale du Canada, qui continue d’accueillir des centaines de milliers de nouveaux résidents permanents chaque année.
Une information à manier avec rigueur
Si cette affaire a été largement relayée par des médias africains, les grands médias canadiens n’ont pas encore consacré d’articles spécifiques à ce cas précis, les données étant principalement issues de statistiques administratives officielles. Cela souligne l’importance de distinguer faits vérifiés et interprétations alarmistes, notamment sur les réseaux sociaux.
L’expulsion de 366 Nigérians et la mise en attente de renvoi de près de 1 000 autres illustrent un resserrement réel mais encadré de la politique migratoire canadienne. Pour les personnes concernées, ces chiffres rappellent l’importance de respecter les règles de séjour et de bien s’informer sur les procédures légales, afin d’éviter des situations souvent lourdes de conséquences humaines et sociales.












