Depuis plusieurs jours, une affaire fait grand bruit sur les réseaux sociaux camerounais. Des vidéos à caractère intime, présentées comme concernant la tiktokeuse Rachelou Cartel, circulent massivement sur TikTok et suscitent de nombreuses réactions, entre curiosité, indignation et débats de fond sur la vie privée en ligne.
Au cœur de cette agitation numérique, plusieurs comptes TikTok utilisant le nom « Rachelou Cartel » ont émergé récemment. L’un d’eux, en particulier, enregistre des chiffres impressionnants en termes de vues et d’interactions, attirant fortement l’attention des internautes.
À ce stade, aucune confirmation officielle ne permet d’affirmer que le compte en question est réellement géré par la tiktokeuse elle-même. L’absence de prise de position claire de l’intéressée ou de son entourage sur l’authenticité de ce profil entretient le flou. Les vidéos publiées semblent récentes, ce qui alimente les interrogations sur l’identité de la personne qui administre le compte et sur les intentions réelles derrière ces publications.
Parmi les contenus diffusés, une vidéo affiche un message de pardon, accompagné d’une référence biblique : « Que celui qui n’a jamais péché me lance la première pierre ». En moins de deux jours, cette séquence a dépassé les 400 000 vues, devenant virale sur la plateforme.
Une autre publication, mise en ligne quelques heures plus tard, évoque un refus présumé de céder à un chantage, un refus qui aurait précédé la diffusion des images intimes. Cette vidéo a, elle aussi, connu une forte audience avec plus de 150 000 vues en moins de 24 heures.
Face à l’ampleur de la polémique, Rachelou Cartel s’est exprimée publiquement le 22 janvier 2026. Dans son intervention, elle a expliqué que la fuite de ses contenus privés serait survenue après un changement de téléphone. Selon ses propos, ses appareils auraient été confiés à des tiers pour une opération de sauvegarde, sans qu’elle n’imagine que des données personnelles puissent être conservées ou divulguées.
L’influenceuse a tenu à préciser qu’elle n’a jamais donné son accord pour la diffusion de ces images, rappelant qu’elles relèvent exclusivement de sa sphère privée. Elle a également évoqué l’impact psychologique de cette exposition soudaine, marquée par des critiques, des jugements et des actes de harcèlement en ligne.
Appelant au respect et à l’humanité, Rachelou Cartel a rappelé que derrière chaque scandale numérique se trouve une personne, avec une famille, une sensibilité et une histoire. Elle a exprimé sa volonté de tourner la page et de poursuivre sa vie loin des polémiques.
De nombreux internautes ont manifesté leur soutien à la tiktokeuse, soulignant que la diffusion d’images intimes sans consentement constitue une atteinte grave à la dignité humaine et à la vie privée.
Sur le plan légal, le Cameroun s’est doté, en décembre 2024, d’un cadre juridique renforcé visant à sanctionner sévèrement la publication ou le partage de contenus intimes sans l’accord de la personne concernée. Ce dispositif permet notamment aux victimes d’engager des poursuites contre les auteurs de ces actes.
Au-delà du cas de Rachelou Cartel, cette affaire met en lumière les risques liés à la gestion des données personnelles, l’importance de la prudence lors de la manipulation d’appareils numériques et la nécessité d’un usage plus responsable des réseaux sociaux.












