Manchester United a officiellement mis fin, ce lundi, aux fonctions de Ruben Amorim. Une décision forte, prise dans l’urgence, qui confirme l’ampleur de la crise sportive traversée par le club anglais. Arrivé avec de grandes ambitions, le technicien portugais quitte Old Trafford par la petite porte, victime d’un contexte devenu ingérable.
La nouvelle est tombée dans la matinée : la direction des Red Devils a tranché. Malgré des semaines de soutien en façade, la confiance accordée à Ruben Amorim s’est progressivement érodée. Les résultats irréguliers, l’absence de progrès visible dans le jeu et une atmosphère tendue autour de l’équipe ont fini par convaincre les décideurs qu’un changement était nécessaire.
Le club a confirmé son licenciement avec effet immédiat, mettant un terme à un projet qui n’aura jamais réellement trouvé son équilibre.
Recruté pour insuffler une identité claire et relancer une équipe en perte de repères, Ruben Amorim devait incarner le renouveau. Mais sur le terrain, Manchester United n’a jamais affiché la constance attendue. Capable d’un exploit un soir, l’équipe retombait trop souvent dans ses travers le week-end suivant.
Au fil des mois, les critiques se sont multipliées, tant chez les supporters que dans les médias britanniques, pointant une équipe sans véritable ADN et un discours qui peinait à convaincre.
En interne, la situation se serait progressivement détériorée. Certains joueurs clés auraient exprimé des doutes sur les choix tactiques et la gestion humaine du staff. Sans rupture ouverte, la relation entre l’entraîneur et le vestiaire se serait distendue, rendant toute relance durable presque impossible.
Dans un club où la pression est permanente, cette perte d’adhésion a pesé lourd dans la décision finale.
Ce nouvel épisode alimente un débat récurrent : Manchester United souffre-t-il d’un problème d’entraîneur… ou d’un problème structurel plus profond ? Depuis plus d’une décennie, les changements se succèdent sur le banc sans qu’une stabilité durable ne s’installe.
Pour de nombreux observateurs, le départ de Ruben Amorim n’est qu’un symptôme supplémentaire d’un club en quête d’identité et de vision à long terme.
Un entraîneur intérimaire devrait assurer la transition en attendant la nomination d’un successeur. Mais au-delà du nom du prochain coach, c’est surtout la capacité du club à tirer des leçons de ses erreurs passées qui est attendue.
À Old Trafford, l’urgence est désormais double : sauver la saison et reconstruire un projet crédible. Une mission délicate pour un géant du football européen qui peine toujours à retrouver sa grandeur.











