Abidjan-Koumassi: L’élève décédée a été mariée coutumièrement à Othniel Kouassi, son enseignant-amant et tueur présumé, sa rivale libérée

Développement spectaculaire dans l’affaire du drame de Koumassi-Remblais. Marcelle Effoh, l’élève défunte de 19 ans, a été mariée coutumièrement à Othniel Kouassi, son enseignant-amant et tueur présumé. Quant à sa rivale, elle a été libérée. L’affaire suit son cours à la justice.

C’est un mariage qui s’est déroulé dans la pure tradition akan le dimanche, au domicile des Effoh à Treichville. Les parents de l’enseignant qui a avoué avoir causé la mort de Marcelle Effoh (sans qu’on ne sache jusque-là exactement comment le drame est survenu) ont entrepris des démarches auprès de la famille de la défunte, en vue de l’obtention de leur pardon.

« Les parents de l’enseignant ont déclaré que leur fils avait causé la mort de Marcelle qui serait sa femme. Les parents de la jeune élève ont dit qu’ils n’étaient pas informés d’une telle union. C’est ainsi qu’après avoir pris des conseils auprès des garants de la tradition, il a été recommandé aux parents de l’enseignant, de doter à titre posthume la victime, équivalent dans la tradition, d’un mariage », nous a expliqué une source proche du dossier.

Les parents de la victime ont, après plusieurs interventions de chefs de communautés, accepté la dot qui était composée d’une somme de 300 000 FCFA et de huit bouteilles de liqueur. « Que les gens ne s’y trompent pas, cela ne signifie pas que la mort de Marcelle sera passée par pertes et profits », prévient un proche de la jeune fille.

Marcelle Effoh drame Koumassi-Remblais

De fait, l’enseignant qui a maintenu ses premiers aveux, quant à sa responsabilité dans le drame survenu le mardi 1er mai à son domicile de Koumassi-Remblais, a été inculpé d’homicide et placé sous mandat de dépôt le lundi 7 mai, au lendemain de la cérémonie de dot. Quant à sa fiancée dont l’arrivée inopinée dans l’appartement a provoqué le drame, elle a été libérée, au terme d’une garde à vue de 48 heures.

La famille doit décider si elle exige une autopsie du corps ou non et fixer la date de l’inhumation. Elle doit aussi décider si elle retire sa plainte ou non. Une chose est certaine, déclare une source judiciaire, le retrait d’une plainte, dans une affaire d’homicide, n’éteint pas forcément l’action publique du procureur de la République. Affaire à suivre donc.

source: Ivoirematin.com